Black Bass France : l'Association des Passionnés du Black Bass

Largemouth et Smallmouth Bass

MICROPTERUS SALMOIDES

Black-bass à grande bouche, Largemouth bass.

Déjà introduite en 1886, puis après la seconde guerre mondiale, cette espèce représente la totalité des populations actuelles de black en France. Il existe aux Etats-Unis deux sous espèces : M. salmoides floridanus (Florida strain) originaire de la péninsule de Floride et M. salmoides salmoides (Northern strain) souche nordique provenant des grands lacs canadiens et du bassin du Mississipi. Seule cette souche serait présente en France.
Aux USA, les deux sont capables de s’hybrider à tel point qu’aujourd’hui, il n’est pas évident de disposer d’individus purs de chacune des souches originelles. Ce phénomène naturel, dans les états du sud-est possédant les deux sous espèces, ayant été disproportionnément augmenté par les introductions massives réalisées, au cours du siècle dernier, à travers tout le continent nord-américain. Faisant l’objet de vastes campagnes d’acclimatation internationales, Micropterus salmoides s’est vu introduit dans de très nombreux pays du globe.
Aujourd’hui, il se reproduit naturellement dans tous les états d’Amérique du Nord (y compris à Hawaï) à l’exception de l’Alaska et Centrale (y compris Porto Rico et Cuba), dans presque toutes les provinces du Canada ainsi que dans de nombreux pays d’Europe, de la Suède au Portugal et de la Russie (alentours de Moscou) à la Yougoslavie. L’Afrique possède quelques contrées réputées comme le Maroc ou le Kenya et le Zimbabwe et l’Afrique du Sud. Madagascar est un des paradis du bass les moins connus de la planète.
En Amérique du Sud, c’est le Brésil qui possède le meilleur potentiel, notamment dans la région de São Paulo. Pour l’Asie, le Japon est le pays le plus colonisé qualitativement et quantitativement bien que la Corée du Sud et les Philippines possèdent quelques populations correctes mais plus localisées. Citons aussi les Açores et la Nouvelle-Calédonie, discrètes, mais bien peuplées elles aussi.

La livrée de « Bigmouth » peut varier en fonction de la clarté des eaux et des saisons mais en général le dos est vert bronzé sombre, les flancs vert olive mouchetés de noir et le ventre blanc à jaune pâle. Une bande de marbrures noires, en losanges plus ou moins nets, parcourt la ligne latérale. Sur celle-ci on compte 65 à 70 écailles.

Bouche largement fendue : la commissure des lèvres dépasse en arrière l’aplomb de l’œil. La partie épineuse de la nageoire dorsale est « séparée » de la partie molle par une échancrure nette.

La souche « Florida » présente une croissance plus rapide et atteint un poids plus élevé que la souche nordique Record M. salmoides floridanus ou hybride (IGFA) : 10,12 kg (22lb 05 oz) pris au Japon dans le lac Biwa par Manabu Kurita le 2 juillet 2009. Le précédent record était de 10,082 kg (22 lb 04 oz) pris dans l’état de la Georgie en 1932 par George W. PERRY.
Record M. salmoides salmoides : 7,029 kg pris sous la glace, en 1975 dans le Massachusetts.

En France, on pourrait espérer des poids atteignant les 5 kg !

MICROPTERUS DOLOMIEU

Black-bass à petite bouche, Smallmouth bass.

Originaire du bassin du St Laurent, du Manitoba au Québec, et d’une zone, à l’ouest des Apalaches, couvrant le bassin du Mississippi allant, en limite sud, jusqu’au Tennessee et au nord de l’Alabama.
Ce poisson fut introduit en 1883 en Allemagne (lors d’un échange qui vit naître la première introduction de truites communes en Amérique du Nord) et en Belgique.
Des acclimatations dans le Massif Central (Sioule) et dans la rivière Semois (Meuse) furent été réalisées, mais seule la seconde aurait réussi à installer une population durant quelques années. Son existence en France semble actuellement improbable. Notons avec intérêt que Micropterus dolomieu figure sur la liste officielle des poissons indigènes à la France.
On peut donc, dans le respect de la législation, l’introduire en eaux libres au même titre qu’un Brochet ou un Sandre.
Dans le reste du monde, notre « Bronzeback » est aussi présent ici ou là, même s’il est tout de même moins fréquent que M. salmoides. Ainsi, outre les états américains possédant des caractéristiques correspondant à ses exigences biologiques et quasiment toutes les provinces canadiennes, il est considéré comme acclimaté dans certaines zones du Vietnam, d’Afrique du Sud et du Japon.
En Europe, seule la Suède semble posséder une petite population de « Smallies » dans le sud-est du pays.

Robe de couleur brune, bronze à dorée. Les taches, plus sombres, sont disposées en marbrures verticales sur les flancs. Les écailles sont plus petites : 72 à 85 sur la ligne latérale.

Bouche moins fendue que M. salmoides : la commissure des lèvres dépasse à peine l’axe vertical de l’œil. Partie épineuse et molle de la nageoire dorsale nettement réunies.

Bien qu’il dépasse rarement 3 kg (record IGFA : 5,428 kg (11 lb 15 oz) en 1955 dans le Kentucky (Dale hollow) capturé par David Hayes), le Black-bass à petite bouche est doué d’une combativité exceptionnelle.

Contrairement à son cousin qui préfère les eaux calmes ou dormantes, M. dolomieu se plait surtout dans les lacs et les bras de rivières profondes aux eaux claires, relativement froides. Il est également à l’aise dans les courants à l’inverse de M. salmoides.

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